Invalidation de l’intégration au Grand Paris : il faut se tourner vers la population !

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La préfecture de Seine-et-Marne vient de confirmer que le vœu adopté lors du conseil municipal de Chelles le 4 novembre 2014, marquant le souhait de la ville de Chelles de rejoindre la métropole du grand Paris, a été invalidé par l’administration préfectorale.

Chelles-Citoyenne et le Front de gauche n’ont jamais caché leur refus, tant de voir Chelles absorbée par la métropole du Grand Paris que de voir notre communauté d’agglomération Marne-et-Chantereine se noyer dans les regroupements intercommunaux souhaités par le préfecture (344.000 habitants) ou par les membres de la majorité au Conseil général et le groupe des élus socialistes de Chelles (200.000 habitants).

Pour autant, nous soulignons la tournure kafakaïenne et anti-démocratique que prend ce dossier pourtant décisif pour l’avenir de notre ville. Après avoir été sommés de prendre, fin août, une décision sans le temps de la réflexion suffisante, et sans débat avec la population, c’est maintenant la décision même du conseil municipal de Chelles qui est bafouée. Découvrant brutalement que le délai accordé au 15 novembre ne serait pas légal, la préfecture vient donc d’invalider le vœu des élus chellois. Même si nous ne partagions pas cette décision du conseil municipal, cette nouvelle péripétie confirme le mépris dans lequel les élu-e-s et les populations sont tenues.

Pour les élus Front de gauche de Chelles, cette décision confirme le fait que, loin des bricolages bureaucratiques, il y a urgence à ce que la population soit associée et consultée. Dans cette situation, nous appelons le Maire de Chelles à mener la consultation par voix référendaire qu’il a jusqu’à présent rejetée. Elle seule donnera la légitimité à la solution retenue par la population parmi les trois en présence :

  • Celle proposée par l’actuelle majorité municipale UMP/UDI de rejoindre le Grand Paris et le territoire de l’ACTEP ;
  • Celle proposée par le groupe Uni pour Chelles (PS, Verts) d’une intercommunalité étendue de 200.000 habitants avec l’agglomération de Marne-la-Vallée ;
  • Celle proposée par le Front de gauche d’une intercommunalité à taille humaine, bâtie sur la base du volontariat et d’un projet élaboré avec la population.

Le groupe des élus Front de gauche « Chelles-Citoyenne »

Le lundi 1er décembre 2014

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