Les coups de mentons de M. Rabaste n’améliorent pas la sécurité

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Une pétition vient d’être lancée par le Maire de Chelles invitant les chellois à dire « Stop aux motos non homologuées et aux rodéos urbains ». Cette pétition est largement hypocrite, émanant d’élus qui ont toujours soutenus les politiques sarkozystes, dites de Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) c’est à dire de réduction des moyens du service public. Elles ont contribué à réduire très significativement les effectifs de police sur le terrain (-12.000 sous l’ère Sarkozy), y compris sur notre circonscription.

Dès lors, ces élus sont mal placés pour se plaindre du manque de moyens de la police nationale et de la gendarmerie et en même temps approuver les politiques d’austérité d’hier et d’aujourd’hui. Ils proposent d’ailleurs qu’on aille plus loin encore si on écoute ce que disent les aspirants à la magistrature suprême de l’UMP. On ne peut pas non plus nourrir l’illusion, comme le fait M. Rabaste qu’il est possible de substituer la présence humaine et les services publics dans nos quartiers par des caméras.

Enfin, disons-le, même s’ils sont par ailleurs indispensables, ce ne sont pas quelques policiers de plus qui empêcheront ces incessants, bruyants (et dangereux) aller-retour de motos dans nos rues. D’ailleurs, les forces de l’ordre savent pertinemment que les conditions d’interpellation de ces motards souvent irresponsables sont justement une source de danger et pas seulement pour le délinquant : les exemples de poursuites qui ont viré au drame ont servi de leçon.

Les promesses faites aux chellois ne suffisent pas plus que les gesticulations visant à donner l’illusion de l’action. Si l’on veut agir efficacement, c’est un travail de longue haleine qui doit être mené dans nos quartiers, à partir de leur réalité sociale : de la prévention et des éducateurs de rue (pour connaître les jeunes, agir en amont), de la police de proximité (pour identifier les contrevenants, saisir les véhicules) mais aussi des projets alternatifs construits avec la jeunesse, à l’image par exemple d’un terrain de motocross où les pratiques pourraient être encadrées. Un projet en partenariat avec la communauté d’agglomération pourrait être mis à l’étude. Voilà ce qui serait utile plutôt que les coups de menton.

Le collectif Chelles Citoyenne

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